In Situ 2019

Artistes en Résidence

Artiste : Made

La respiration de la Nature

Une respiration implique un mouvement qui donne la vie comme un cœur qui bat, un cœur qui bouge.

J’imagine symboliser ce souffle de la nature par une feuille suspendue sous un pont. Cette feuille est faite avec des lattes de bois jaunes. Avec un souffle d’air, les feuilles s’animent et vibrent avec le vent. Elles nous font voir la nature vivante … Graphiquement, cette feuille ressemble à un cœur. Chaque latte de bois est fixée individuellement au pont et peut se déplacer librement dans le vent ou le souffle de l’air. Un maximum de trente-cinq lattes de bois donnent vie à cette feuille, à ce cœur.

J’ai aussi pensé à la forêt amazonienne, poumon de notre planète qui nous fournit  l’oxygène. Ces feuilles suspendues au-dessus de nos têtes symbolisent également les forêts et le rôle essentiel qu’elles tiennent dans l’équilibre de notre terre.

environ 2,5 x 2,5 m
le trentaine de latte de bois  peintes en jaune.
Visserie, tiges métalliques, maillons de chaine.
Réalisée en Corée a été faite avec des tubes métalliques.


Artiste : Francis GUERRIER

Les plumes du Rhône

Francis Guerrier, jadis scénographe, se consacre aujourd’hui à la sculpture, et particulièrement à la sculpture monumentale.

Planter une plume, c’est pour lui un acte de résistance, de démesure, rêver. Ce paradoxe entre œuvre monumentale et légèreté, nous conduit à chercher son accord avec la mère nature.

Cinq plumes de 17 m voguent sur Rhône mouvant au gré du vent et du courant.
Les mats en fibre de verre habillés de toile blanche forment les voiles des bateaux qui nous rappelle l’histoire du Rhône et du quartier de la Roquette, quartier des mariniers.


Artiste : Isabelle CUIRET

Chants d’oiseaux

Isabelle Cuiret, Artiste Spirituelle. Native de Port-de-bouc et d’une mère arlésienne.

Elle nous offre de tout son âme et son cœur l’expression de ses ressentis sans lâcher prise.

Elle dessine sous état méditatif. 
Accompagnée de musique thérapeutique :

Chants d’oiseaux ou senteurs boisées
Je laisse venir la lumière 
Je laisse aller ma main au grés de ce que mon inconscient désire exprimer.
J’ai besoin de ressentir les énergies.


Artiste : Rébecca PLISSON

D’amour Et D’Arbres

Le projet Aimer l’arbre des villes proposé est composé d’une série de rubans textiles de teinte rose formant une spirale autour des troncs des arbres.

Chaque extrémité du ruban se termine par une main.

Le principe peut se décliner avec d’autres parties du corps.

Ce dispositif est comme un rappel à la nature et à ce que nous lui devons.

L’effet est amplifié par l’idée de série en multipliant les spirales sur une rangée complète d’arbres.

Largeur environ 8 cm du ruban
textiles : tricot ou tissu feutre
Fixation par fil de pêche noué autour du tronc


Artiste : Vitalia

Les Enfants, Cri Géant De La Terre

Vitalia mettra en lumière l’implication inédite des enfants dans la sauvegarde de la planète, à travers le collage  (photo noir et blanc en très grand format) d’un portrait d’enfant portant sa banderole à la 1ere marche du climat parisienne.

L’artiste photographe de 46 ans, expose et colle ses photos artistiques dans l’espace public depuis 5 ans, notamment sur les endroits de lutte (places ou universités occupées, ronds points, cabanes jaunes, etc), ce qui place son travail dans le champ de l’artivisme, entre art et politique. 

Elle tente ainsi de transmettre, ce qu’elle capte subjectivement des mouvements sociaux, afin de les partager rapidement avec ses acteurs et sur les lieux concernés, où elles ont du sens à ce moment-là. Ses collages interviennent parfois aussi comme déclencheur de performances collectives (musique, poésie, théâtre, etc) sur un thème donné. Elle a été blessée à la tête pendant le mouvement des Gilets Jaunes, au moment où elle couvrait une manifestation.

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Artiste : Ted NOMAD

Ted Nomad est né sur la route…Sa peinture est instinctive, jetée comme une nécessité, une urgence

Il puise son inspiration dans ses émotions et recentre le regard de l’être humain avec force et réactivité face aux phénomènes sociétaux qui l’interpellent.

Figures anonymes ou célèbres naissent de ses pochoirs au gré de ses rencontres.

En exigence de précision, il affine, il peaufine. Chaque pochoir est minutieusement « sculpté », découpé dans le vif du papier, destiné à ne vivre qu’une seule fois malgré les heures de travail, la peinture est appliquée à la bombe aérosol.

Son travail tourne principalement autour de l’humain, de leurs émotions, de leurs expressions. Il accorde une importance particulière aux yeux, et à cette lueur qui, dans un dessin, peut tout changer.


Artiste : Morèje

Van Gogh Et La Terre En 2019

A travers l’héritage culturel de la ville d’Arles, Morèje revisitera deux tableaux de Van Gogh (les tournesols et une peinture marine), mis en situation dans le contexte de l’urgence climatique actuelle (disparition des abeilles et montée des eaux) à travers une création mixte, peinture à la fresque et mosaïques. A coté de sa fresque, il installera une vraie boîte à lettre participative, où chacun pourra s’imaginer être Van Gogh aujourd’hui écrivant à son frère Théo, ses réflexions ou ses idées pour sauvegarder la planète.

Jérôme Gulon alias  Morèje, artiste plasticien né en 1957 à Paris et initiateur de l’introduction de la mosaïque dans le domaine de l’art urbain, fait partie des précurseurs dans le street art français (années 80). Ses pièces miniatures, composées de mosaïques et d’objets recyclés produisent un univers poétique en lien avec une volonté de conserver la mémoire d’un lieu ou/et d’un événement.

Peintre et photographe de formation, Jérôme GULON a orienté ses recherches d’artiste plasticien autour de la “notion de mosaïque” dont il révèle les multiples enjeux dans un travail de déconstruction / reconstruction.

Site officiel de Morèje


Artiste : The Black Bird

Le Chien Maurice S’adresse Aux Humains

Plasticien et street artiste, âgé de 40 ans et issu des banlieues nord de Paris, Black Bird pratique la peinture, le dessin et la customisation d’objets (vinyle, vêtements, …) à travers un mélange d’influences (pop, graffiti, expressionnisme).

A travers un de ses personnage récurrent, Maurice (un bulldog francais), Black Bird interrogera avec humour la vision d’un chien sur l’avenir des humains.

Il proposera également un atelier de customisation (tee-shirt, casquette, etc.) pour enfants.

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En partenariat avec Le CIQ de la Roquette

Artiste : Francis GUERRIER

Regards De Lumière

L’installation est composée principalement d’une structure tubulaire en acier de 15 mètres de long, d’une hauteur de 5,20 mètres et d’une largeur de 3,60 mètres. Y sont disposées 96 boites en métal contenant chacune une image d’un ou plusieurs regards dans les yeux, des regards partagés captés en Syrie en octobre 2000. Ces images sont installées au fond de leur boite derrière une résille de lumières et une loupe Fresnel obligent le visiteur à chercher le regard sans vraiment savoir où il se trouve.

L’espace accueillant l’installation nécessite une certaine obscurité permettant à l’ensemble des boites suspendues d’apparaitre comme une constellation. Si l’espace le permet, les alentours du « vaisseau » seront baignés dans une pénombre de lumière bleue. Une création musicale de Louis Winsberg de 25 minutes est diffusée dans l’ensemble de l’espace et tourne en boucle.


En partenariat avec Le Château Mourgues de Grès

Pour sa troisième  exposition artistique en partenariat avec In Situ, Le Château Mourgues du Grés met à l’honneur la famille GUERRIER, une famille d’artistes depuis quatre générations.

C’est autour du sculpteur Francis Guerrier, que In Situ a le privilège de retrouver le talent de ses parents Raymond (1920-2002) et Francesca Guerrier (1926-2011), peintre et céramiste, d’observer l’étonnant travail de gravure et de peinture de son grand-père maternel Francis Montanier (1895-1974) et de découvrir l’univers créatif de ses filles: Pauline, jeune artiste en pleine ascension, passionnée par le travail de la matière sous toutes ses formes et Marie, comme sa sœur Pauline, s’est éprise de l’art du métal à travers la sculpture et la création de bijoux.

Au delà du lien familial qui les unit, leurs différentes expressions artistiques suivent un chemin unique, intense et poétique.

Francis Montanier entre à l’école des Beaux-Arts de Lyon en 1912, puis est admis à l’école des Beaux-Arts de Paris où il continue l’apprentissage de la peinture avant d’être initié à la gravure. Le premier grand prix de Rome de gravure lui est décerné en 1924.

il séjourne en Italie jusqu’en 1928. Durant cette période il se marie et a sa fille Francesca. il s’initie à la technique des fresques du Quattrocento. Peu à peu il découvre l’art moderne avec Courbet, Manet et Cézanne qui seront ses maîtres.

Il s’installe à Paris en 1936 dans la maison de Derain face à l’atelier de Georges Braque qui devient son ami et découvre l’art contemporain. Inspiré par la nature, même dans ses œuvres apparemment les plus abstraites, il la transpose pour l’exprimer avec plus de force dans une évocation poétique.

En 1951, il s’installe plusieurs mois par an à Eygalières où il vient travailler avec cette grande sérénité qui l’habite. Modeste et solitaire il ne trouve sa vraie consécration que deux mois avant sa mort au musée des Beaux-Arts du Havre.

Dès 14 ans, Raymond Guerrier travaille dans un atelier de photogravure parisien. Passionné dès son plus jeune âge par la peinture, il fait ses premières petites toiles à 16 ans.

Autodidacte, il apprend le métier en visitant les musées et les expositions. C’est en 1952 que sa vie va être transformée. Un marchand de la rue de Seine, Gilbert Stiebel, ouvre sa galerie aux jeunes peintres pour décerner un prix. Guerrier en sera le lauréat et sa récompense une exposition à Paris, suivie d’une à Londres. L’année suivante il obtient le prix de la jeune Peinture qui lui ouvre les portes du succès et de la reconnaissance.

En 1954, il quitte Paris pour s’installer au pied des Alpilles. De ses premières toiles très sombre aux paysages aux couleurs chaudes et contrastées du Sud, sa peinture va évoluer peu à peu vers une forme d’abstraction vigoureuse. Son œuvre est à l’image de l’homme qu’il fut : robuste et poétique. Elle est composée d’huiles sur toile mais aussi de dessins, gouaches, papiers collés ainsi que de sculptures en terre cuite émaillée, un travail de la terre qu’il aura partagé auprès de son épouse Francesca.


Francesca Guerrier débute ses études à Paris dans l’environnement artistique de son père : le peintre Francis Montanier. Après ses études d’histoire de l’art et d’archéologie, elle débute sa carrière comme professeur de dessin. Elle manifeste son attirance pour le dessin, la gravure au burin, enfin la céramique qui deviendra son activité majeure enseignée par Guidette Carbonnel.

Elle se spécialise dans les décors muraux sur plaque de lave, modèle et illustre des plats en terre cuite, crée des formes uniques en argile brute dite terre chamottée et réalise des sculptures où des figures abstraites aux lignes si élégantes, évoquent la solitude, la paix ou la fraternité.

l’Art Sacré restera sa vocation. Elle l’exploitera tout au long de sa carrière. Son œuvre se compose aussi de dessins, gouaches, peintures à l’huile et tapisseries.


Né en 1964 à Marseille, petit fils du peintre Francis Montanier, fils du peintre Raymond Guerrier et de la céramiste Francesca Guerrier, je vis et travaille aujourd’hui à Eygalières. J’ai exercé pendant vingt ans le métier de décorateur et scénographe pour l’évènementiel, le théâtre, la danse, l’opéra et la musique. Depuis 2002, je me consacre à ma sculpture. Mes premières pièces sur la mémoire intègrent la lumière et l’image.

En 2005, j’ai fait le choix de la sculpture monumentale en acier. je travaille aussi l’aluminium avec mes “Plumes d’Ange” de huit à quinze mètres, montées sur ressort et mobiles au vent.

Aujourd’hui, mon travail avec le métal, consiste toujours dans la mise en volume de tôles planes que je découpe mais surtout que  je plie suivant des lignes courbes. C’est le métal qui par sa propre énergie, son ressort et sa résistance va se mettre en forme et créer le volume.

Après avoir imaginé des formes complexes souvent à partir de la spirale, aujourd’hui en quête des formes originelles, mes dernières pièces sont inspirées par la lune, par le ciel descendu sur la terre.

Francis GUERRIER


Rendre la matière vivante

Unir le mouvement et la lumière à la sculpture a toujours été une donnée essentielle de mon travail. Enfermé dans une boîte, figé sur le papier, arrêté sur la toile ou en perpétuelle répétition, je cherche à manipuler et à appréhender le temps, à exposer ce qui nous échappe afin de rendre tangible les rapports et les échanges invisibles qui unissent les hommes entre eux.

Le corps, l’espace, le temps, la trace sont des sujets que je ne cesse de vouloir lier dans un rapport initiatique, parfois même cérémonial et ritualistique. Tout en restant au service de mes idées, ce travail s’apparente à une démarche scientifique : en prenant la forme d’expériences, d’échantillonnages, de schémas ou de planches morphologiques. Cette démarche me permet de mettre en avant les rapports humains, les émotions et les sentiments qui en découlent.

Rendre visible l’invisible

L’édification est primordiale dans ce travail. J’aime accumuler, superposer, recréer des masses à partir d’infimes unités, explorer la fragilité de l’élément unique qui prend forme dans l’accumulation et la construction, montrer la beauté qui peut naître dans la masse et la lumière. Dans cette optique, il me paraît nécessaire de me confronter à la difficulté imposée par les matériaux, que cela prenne du temps avant que n’apparaissent mes premières intentions. Cette patience est primordiale dans mon processus créatif. Je n’ai pas de matériaux de prédilection.

Mon travail est avant tout le fruit d’une rencontre avec une matière que je découvre et qui m’inspire dans le moment même où je crée. La matière, ou plutôt ce qu’elle dégage, est en lien direct avec les sujets que je souhaite aborder dans mon travail : capter la lumière à travers les fils de nylon, tisser à travers la laine, construire avec le bois ou le métal. Les liens que je tisse avec la matière sont toujours dans un rapport honnête et logique avec ce qu’ils représentent. J’aime l’idée que l’on vienne se recueillir devant l’œuvre, que l’on puisse avoir une approche méditative devant ce travail.

Pauline GUERRIER


Disposant d’un esprit scientifique curieux depuis l’enfance, une fascination pour les minéraux.

Trésors de la nature aux géométries complexes et aux couleurs surprenantes, ils ont toujours été pour moi, une grande source d’inspiration. La Géométrie, parti-pris graphique devenu aussitôt outil de construction, a spontanément pris une place centrale dans mon travail.

Je me rends compte que tout est lié de manière évidente : les mathématiques, la géométrie, l’astrologie, la musique, le temps… L’Univers résiderait dans chaque Unité, chaque cellule qui compose les différents éléments du Monde.

Cette conscience du Tout est une source de création infinie, et selon moi, des ouvrages qui en sont le fruit, émerge une beauté universelle et intemporelle. Faisant dialoguer les matières et les formes de manière inattendue, je cherche à composer dans l’espace, des harmonies sensibles. Telle une poétisation des formes élémentaires d’apparence rigide, qui deviennent tangibles par la manufacture du métal, du bois, ou encore du béton, de la cire et du chocolat.

 Marie GUERRIER


PERFORMANCE DE DANSE FLAMENCO

Artiste : Anette DARDA 
danseuse professionnelle

Depuis 20 ans, présente accompagnée de ses musiciens un “Cuadro Flamenco” composé de chants, guitare, cajon et danse.

Son programme est composé du “Palos” (style) traditionnel qui reprend les Alegrias, Tangos, Soleares, Tientos et Fandangos de Huelva

En complément de la danse flamenco, le programme est enrichi par de beaux solos de chants “Mateo Campos” et guitare “Antonio Cortes. Le Cuadro Flamenco est la forme initiale du flamenco et permet ainsi au Flamenco de s’exprimer avec une grande force d’expression.

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